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Paradoxe.

Je suis venue te dire

le 29/08/2008 à 01h52

Je suis venue te dire que je m'en vais,

Je retourne ailleurs, où le soleil est bien chaud,

Là où tout est meilleur, où tout est plus beau.


Je suis venue te dire que je m'en vais,

Je pars au bord du monde, les pieds dans l'eau

Là où rien n'est douleur, où rien n'est trop haut.


Dis-moi n'importe quoi.

le 29/08/2008 à 02h04

Qu'est-ce que vous attendez de moi, au juste ? Que je crie, que je hurle, que me plante du verre dans la peau, que je me roule en pleurs au milieu de mes angoisses ? Je pleure pas moi, c'est pas vrai, je pleure jamais. Les yeux me piquent, oui, j'ai mal, mais c'est pas à cause des larmes, non, non c'est autre chose, je sais pas moi, ça doit être le soleil, la lune ou les étoiles, mais je pleure pas moi, c'est pas vrai. Je pleure pas à cause de l'absence, ni à cause de la souffrance, non, c'est pas vrai, je pleure pas. Je pleure pas parce que j'ai peur, j'ai jamais peur moi. J'ai pas peur des départs, j'ai pas peur quand tout s'en va, j'ai pas peur d'être toute seule. Non c'est pas vrai, j'ai jamais peur moi. S'il te plaît, dis-moi que je pleure pas, que j'ai pas peur, que tout ça c'est pas vrai, que j'ai pas besoin d'oublier. Dis-moi que ces images étaient fausses, que ces douleurs n'existent pas, dis-moi, je sais pas, n'importe quoi...

¤

le 03/09/2008 à 00h48

Ecrit il y a longtemps, mais je l'aime beaucoup ^^


Et on ira chercher fortune
Dans un grand pot de Nutella,
Et pis on parlera aux oies,
Jte jure sans amertume aucune

On sléchera ptêtre même les doigts,
Cest pas grave si ça leur plaît pas,
On se lavera dans la boue
En rigolant comme deux vieux fous

Et on marchera sur le soleil
Juste en buvant le bleu du ciel,
Et on fera couler lespoir
Du haut dun immense arrosoir

Tu vois finalement moi et toi,
Loin, loin on ira

Sauf si texistes pas
Mais bon ça
Voilà
Et maintenant où est-ce quon va ?
Ah oui, cest par là

Pulsion.

le 16/09/2008 à 22h16

Y'a un lapin dans l'arbre mais j'y suis pour rien moi, j'lui ai rien demandé franchement, maintenant il a pas l'air malin perché là-haut l'abruti, avec ses grandes oreilles qui pendent dans le vide et ses dents cassées, t'as déjà vu un lapin avec des dents cassées toi ? Moi non plus, ce lapin non seulement il a les dents cassées mais en plus il est tout en haut de l'arbre, jte parie que dans deux minutes ce con se pisse dessus, décidément il est méga bizarre ce lapin. Tu crois que j'ai pris quoi pour écrire un truc pareil ? Mais rien j't'assure, et me dis pas que c'est ça le pire ou je te coupe les couilles avec le sécateur de ma grand-mère.


Ces cons

le 16/09/2008 à 22h23



Y'a une chose qui est sûre : être con ne tue pas, parce que sinon y'aurait plus grand monde vivant, les trois quarts de ce que l'on appelle « gens » seraient six pieds sous terre, ou alors entassés dans des grandes fosses à pourrir en plein air parce qu'on n'aurait plus de places dans les cimetières, plus de marbre pour les tombes et qu'on n'aurait plus le temps de les incinérer, alors on les balancera dans des grands trous de merde et ils resteront la bouche grande ouverte pendant que les fourmis boufferont leur visage et que les cloportes sortiront de leur anus, dommage ils pourront plus jouir, et ils resteront là jusqu'à ce que quelqu'un décide de les recouvrir d'un peu de terre, parce que des corps qui pourrissent c'est sacrément moche, en plus ça sent mauvais, finalement ces cons nous auront fait chier jusqu'au bout, mieux vaudrait les enfermer dans une fusée et les envoyer loin dans l'espace sidéral, là on sera tranquille, seulement on peut pas mettre les trois quarts des gens dans une fusée, ça rentre pas, on devrait d'abord leur couper la tête et les aligner dans un immense temple, ce serait le temple aux têtes de cons, même qu'on aura le droit de leur cracher dessus.

Ca m'emmerde.

le 23/11/2008 à 23h08



Y'a juste des jours comme ça où j'ai envie de crier au monde que ça m'emmerde. Que j'ai pas envie de jouer, que j'ai plus envie de jouer, que ça ne m'amuse plus, et qu'il aille se faire foutre. Y'a juste des jours comme ça où tout me fait chier, où rien n'est drôle, où j'aimerais me faire mal pour ressentir autre chose que de la lassitude, où j'aimerais me faire hurler de douleur pour ressentir autre chose que cette putain d'indifférence. Y'a des jours comme ça où j'aimerais me mettre à genoux et pleurer, où j'aimerais prendre la tête dans mes mains et hurler, oui mais seulement mes sentiments sont enfermés trop profonds, je sais même pas où, je les ai perdus, et j'ai peur qu'un jour ils ressurgissent brusquement et me plantent leurs vérités dans la peau.

Je veux mourir à tentre ans.

le 02/12/2008 à 01h41



Je les vois trembler, passer dix minutes à mettre un manteau dans des gémissements de douleur, manteau qui quoi qu'il arrive ne les rendra pas beaux, ne les rendra pas jeunes, car quand on est vieux rien ne semble dynamique, on est mou et flasque, je les vois avec leurs rides de Boxers, partout même aux oreilles, et même leurs cheveux semblent ridés, et puis leurs grands poils au menton, je les vois parcourir un mètre en une minute, se plaindre de leurs douleurs au téléphone, à la messe, aux toilettes, à table, en se couchant, en se levant, en regardant la tv, se plaindre à leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs arrières-petits enfants, leurs « amis », leurs belles-filles, leurs beau-fils, leurs chiens, leurs chats, se plaindre du temps, des chaises, de la tv, de la bouffe, de l'eau pétillante trop pétillante. Je les vois avec leurs gestes lents, leurs mots lents, leurs souffrances, et j'ai pitié d'eux, et je ne veux jamais leur ressembler, je ne veux jamais être vieille, je les trouve atroces, je ne veux pas être vieille, je les trouve inutiles, je ne veux pas être vieille, laissez-moi mourir à trente ans.

Pardonne-moi

le 25/12/2008 à 00h06

Tu es arrivé, tu t'es assis près de moi. J'avais l'habitude de vivre seule avant de te connaître, mais je t'ai pris en moi, je t'ai pris pour moi. J'ai choisi de t'aimer car à tes côtés je me sentais enfin comme une personne. Tes mots avaient un sens, et même lorsque tu ne parlais pas tes yeux disaient tout. Combien d'heures sommes-nous restés assis côte à côte, combien d'heures suis-je restée contre ton cœur, combien d'heures as-tu attendu que je te livre une partie de moi, combien d'heures t'ais-je écouté parce que moi je ne parlais pas ? Tu parlais pour nous deux, tu respirais pour nous deux, tu regardais le monde pour nous deux, tu vivais pour nous deux. J'aurais fait l'amour sur le banc du parc pour toi, j'aurais traversé  l'Atlantique et même le Pacifique pour être à tes côtés, j'aurais tué une mère, un fils, un homme, pour te garder. Comme tous mes autres rêves tu es mort, pourtant parfois je sens encore ton cœur battre contre le mien.  Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.

Comme un vent de haine.

le 14/01/2009 à 10h30

J'attendais un mail, un mail de lui, un tout petit, juste quelques mots, même sans le piano. Le seul mail que j'avais était la Newsletter de Libération, et je me suis sentie pitoyable. J'avais quatre ongles cassés et la peau autour arrachée, c'était laid, j'étais laide, mes mains, mon visage, mes sentiments. Le temps devait avoir déteint sur moi, il était gris et des gouttes tombaient du ciel sans conviction, elles semblaient se dire que de toutes manières elles étaient destinées à toujours s'écraser lamentablement. Comme moi. J'étais comme une de ces putains de gouttes, perdue dans une chute effarante. Y'avait des moments comme ça où je me haïssais, où la vie devenait une chienne qui me pissait dessus.

Vrac

le 07/03/2009 à 01h10







J'aimerais bien que le chauffage ne s'arrête pas la nuit, que le chien du voisin n'aboie pas le matin avant midi, que la batterie de mon portable ne se décharge jamais, que le temps passe moins vite, que les peurs passent plus vite, j'aimerais bien que deux heures de sommeil chaque nuit me suffisent, que l'eau de la douche soit toujours chaude, que les poils de ma brosse à dents ne soient jamais écrasés, que mes dents soient toujours blanches, que l'on puisse mettre le monde en pause et revenir en arrière, j'aimerais bien qu'il existe plus de couleurs qu'il n'en existe, pouvoir changer de couleurs de cheveux tous les jours en deux minutes sans les abimer, que le lait ne sorte jamais de la casserole, que les yaourts n'aient pas de date de péremption, que mes ongles ne se cassent jamais, que la dépendance n'existe pas, que les gens ne soient pas stupides, j'aimerais bien savoir jouer du violon, du piano et de la guitare, j'aimerais bien effacer certaines images, profiter du passé, échapper à l'indifférence, échapper aux absences, fuir la violence des maux, j'aimerais bien que la musique ne s'arrête jamais, que l'autodestruction ne me tourne pas autour, m'appeler Rachel, avoir un ranch et un hôtel cinq étoiles, et une caravane de hippie, j'aimerais bien avoir une chicha et jouer au poker tous les soirs avec un chapeau de cow-boy, rouler si vite que tout tremblerait, sauter en parachute, faire une bataille d'oreillers, m'endormir dans ses bras.

Aime-moi.

le 04/07/2009 à 14h27

 


Ce n'est pas ton aide que je demande, ni ta putain de compassion qui se traîne jusqu'à moi et me supplie d'accepter sa présence et de sourire, je n'ai pas envie de sourire, je n'ai pas besoin de sourire, alors dégage avec ta pitié et ta compassion, je ne veux pas d'elles, je te veux toi, je veux ton amour, que tu m'aimes à en crever, que tu m'aimes jusqu'à ce que ton cœur explose et que tu pisses le sang allongé sur le sol, que mes absences te tordent de douleur, je veux que tu m'aimes moi, uniquement moi, prends-moi et frappe-moi que je ne t'oublie pas, que nos corps s'arrachent dans la douleur, c'est comme ça que je t'aime, je veux que l'on souffre dans notre amour, connard, ce sera mieux que l'indifférence.


Aime-moi…


 


 

Sans tire, sans raison

le 31/08/2009 à 02h37









Tant de visages autour de moi qui me sont familiers et qui pourtant me semblent lointains, comme des images provisoires, impostures et mirages, bonheurs furtifs et aléatoires qui ne peuvent durer, j'aimerais qu'ils connaissent l'éternité, je ne suis qu'une égoïste qui se raccroche comme elle peut à des bouts de vie qu'elle chérit, et j'ai peur à raison comme à tord, et je pleurs pour rien mais surtout pour tout, aussi longtemps que j'ai essayé de me sauver du monde tout allait bien, mais maintenant je suis là, perdue en silence, même si ces souvenirs m'appartiendront toujours, je sais que tout ne sera pas pardonné.